La fête de l’aïd El-Adha (1441-2020) Un grand moment de partage dans un contexte qui appelle à l’extrême vigilance

La fête de l’Aïd El-Adha qui débutera très probablement le vendredi 31 juillet 2020, commémore l’œuvre et le sacrifice du Prophète Abraham (Ibrahim) et son fils Ismaïl touchés par la Miséricorde divine à la suite d’une épreuve manifeste.

Le jeûne des jours précédant la fête et notamment le jour d’Arafat, la veille de l’Aïd, nous donne l’occasion de mesurer la souffrance et la détresse de ceux qui subissent au quotidien les affres de la pauvreté.

Comme la plupart des rites, l’acte sacrificiel consistant à l’abattage d’un ovin (un par famille) ou un bovin (un pour sept familles), qui est une recommandation voire une obligation pour certaines écoles, n’est pas une fin en soi : « Ni la chair ni le sang de ces animaux n’ont d’importance pour Dieu. Seule compte pour Lui votre piété. Aussi a-t-Il mis ces animaux à votre service, afin que vous Le glorifiez pour vous avoir dirigés sur le droit chemin. Prophète ! Annonce à ceux qui font le bien » (Coran- 22-37).

La tradition prévoit qu’un tiers de l’animal sacrifié à l’occasion de la fête soit donné au pauvres, un tiers servi aux amis et proches et le dernier tiers pour la consommation familiale : « Invoquez le Nom de Dieu sur ceux qui sont prêts à être sacrifiés. Et une fois que la bête est abattue, vous pourrez vous nourrir de sa chair et en distribuer aux nécessiteux discrets et aux pauvres mendiants. C’est dans ce but que Nous vous avons assujetti ces animaux. Peut-être en serez-vous reconnaissants. » (Coran : 22. 36).

L’Acte sacrificiel doit être effectué par des sacrificateurs habilités, dans des abattoirs pérennes ou temporaires agréés par l’État, dans le respect des règlementations relatives à la sécurité sanitaire des aliments, à la santé, à la protection animale et à la protection de l’environnement : l’abattage des animaux en dehors des abattoirs est interdit et constitue un délit.

Compte tenu de la capacité limitée des structures d’abattage agrées, le CFCM rappelle que l’acte sacrificiel peut intervenir sur les trois jours de l’Aïd El-Adha. De même, le sacrifice par délégation est unanimement autorisé. La délégation pourra être donnée à une personne physique ou à une ONG humanitaire reconnue pour ce service.

Cette année le 31 juillet 2020 sera l’occasion de nombreux rassemblements, celui de la prière de l’Aïd, la prière de vendredi, l’acte sacrificiel dans les abattoirs et les repas familiaux. Le contexte de pandémie que nous traversons appelle à la plus grande vigilance. Aussi, le CFCM rappelle que :

La prière de l’Aïd-el-Adha et la prière du vendredi ne doivent pas réunir plus de 5000 personnes même lorsque celles-ci sont organisées dans des espaces non fermés de type plein air.

–  Il faut éviter les embrassades et adopter la salutation sans contact physique par la formule «  Assalam ‘alaykum » (qui veut dire Paix sur vous).

Le port du masque pour toute personne âgée de 11 ans et plus ainsi que la distanciation physique d’un mètre entre deux personnes sont obligatoires en tout lieu de rassemblement.

– De nombreux foyers de contamination (clusters) se sont déclarés autour des abattoirs. Il convient d’y réduire la fréquentation en privilégiant la délégation et en étalant l’acte sacrificiel sur les trois jours de la fête.

Ces recommandations qui peuvent évoluer en fonction de l’actualisation des connaissances et des données épidémiologiques, ainsi que d’autres préconisations peuvent être consultées sur un avis plus détaillé au www.cfcm-officiel.fr.

L’avis détaillé du CFCM du 19 juillet 2020 ( cliquer sur le lien ci-dessous):

La fête de l’Aïd El Adha-19-07-2020-VF

 

Fait à Paris, le 19 juillet 2020

Mohammed MOUSSAOUI

Président du CFCM

 

UMF FRANCE

L’« Union des Mosquées de France », ci-après dénommé «UMF», est une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901. L’UMF regroupe les « Conseils Régionaux de l’Union des Mosquées de France », au nombre de 13, un par région administrative, mentionnés sous le nom de « Union des Mosquées de la Région, suivi du nom de la région ».